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Matthieu Simon Picolet

Théâtre

Arts2

Comédien Formé au Conservatoire Royal de Mons Cie"Théâtre sans accent" (théâtre-Action )

En bref

Je suis
Au début il a bien fallu que je naisse
C’est un fait
Je suis là et c’est comme ça
Du moins je le sens
Depuis 1989
Le 24 Août
Lyon
Quartier Perrache
Entre caserne, putes et prison.

A l’intérieur
Des pas en cadence
Vrombissements de moto
Sirènes
Les cliquetis des armes que l’on nettoie le soir pour ne pas effrayer celui qui dort
Dans les bureaux l’odeur du pastis et de la clope.

A l’extérieur
Les voitures qui redémarrent
Une femme essaie d’arracher au coin de la rue un son, un signe
Comme si les barreaux de la prison allaient la rassurer par l’intonation d’une voix
Une autre crie sur un homme
Il et elle se battent, elle crie au voleur
Il est parti sans payer
Plus tard un coup de feu
L’homme du mirador ne pouvait plus supporter les cris
Une femme est encore là
Elle crie pour toutes les deux maintenant
Le sommeil m’appel mais je ne dors toujours pas.

Il me semblait alors que l’ordre – des choses et que l’on donne – était synonyme de mort et le chaos, la règle d’un monde en perpétuel combat.

Au collège les première insultes ont remplacé les moqueries de la primaire. « Salle pédé » a remplacé « fille-manqué ».. Loïc que je regarde se dénuder dans les vestiaires écarte mon regard
Un coup de poing fuse pour un regard bien interprété
J’apprends à leur répondre : nez et genoux brisé
Je suis renvoyé.

Je trouve mon réconfort face à l’écran :
Les cassettes, la télé, le Club Dorotée. Les premiers mangas, Ranma ½. Il est badass, il peut se changer en fille en prenant une douche froide. J’ai beau essayé tous les soirs pendant plusieurs mois ça ne marche pas. Qu’est-ce qui cloche chez moi ?

Puis vient le cinéma, les premières salles de spectacles : images et corps en mouvement. J’ai l’impression de les comprendre dans ma chair. Les mouvements d’un combat interne que j’ai toujours vécu. Sur le plateau se joue le monde, mais personne ne meurt pour de vrai. Dans une autre pièce se joue l’amour, celui de deux hommes. Je ne suis plus seul ?

Alors à contre-sens je pars, joue, pose, écris, questionne, rêve, voyage, dessine, peint, pose, clic et clac des polaroïds.

A contre-sens
En flash,
En rature

A contre-sens
Dans tous les sens
Mes sens sont là

A contre sens
Le Je déconstruit
Le Jeu se construit

Fiche signalétique

Type :
Caucasien
Année de naissance :
1989
Taille :
1m71-1m80
Corpulence :
s, m
Cheveux :
Châtains foncés, Mi-longs, Longs
Couleur des yeux :
Noisette, Vert
Pointure :
41

Compétences

Disciplines :
Danse
Danse :
Contemporain
Instrument :
Percussion
Compétences particulières :
Solfège, Animation
CV

Dernières expériences

Comédien, création collective
«De la solitude des Lucioles»,
Production «Théatre sans Accent»
Mise en scène Quentin Chaveriat
Thématique LGBTQI +
Partenaires : Mac Namur, TelQuel Festival.