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Conversations avec mon Père

Jean-Claude Berutti

En bref

C’est le chant de l’exil, de l’intégration tentée et loupée, de la fidélité, de la rupture.

Depuis « Des clowns par milliers » et « Je ne suis pas Rappaport », Herb Gardner nous enchante avec ses pièces simples et chaleureuses qui disent la difficulté d’être juif aux USA comme ailleurs, la difficulté d’être, tout simplement, partout, toujours et pour tous.
C’est le chant de l’exil, de l’intégration tentée et loupée, de la fidélité, de la rupture.
Dans ces « Conversations », on se dispute tout le temps, aussi bien en yiddish qu’en américain new-yorkais mais toujours avec un accent, une musique particulière venue d’ailleurs, d’Irlande, d’Italie, d’Odessa ou de Galatz. On y chante, on y danse, dans ce café, attablé avec la famille d’Itzhak Eddie Goldberg Ross et sa clientèle triée sur le volet.

En pratique

Quatre rôles masculins sont ouverts aux membres du Centre des Arts scéniques

Rencontre professionnelle: du lundi 13 au vendredi 17 février 2017 à Bruxelles. Date limite d’inscription: le jeudi 26 janvier 2017

Répétitions: au Théâtre Le Public du 02 au 25 novembre, à Rocourt (Liège) du 27 novembre au 07 décembre, dans la grande salle du Théâtre de Liège du 09 au 16 décembre 2017

Représentations: création au Théâtre de Liège du 17 au 31 décembre 2017, suivi des reprises: du 30 janvier au 9 février  à l’Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-neuve, du 01 septembre au 30 septembre 2018 au Théâtre Le Public (Bruxelles), dates à confirmer au Théâtre de Namur

A propos de Jean-Claude Berutti

Jean-Claude Berutti met en scène autant en France qu’en Allemagne et en Belgique Molière, Goethe, Goldoni, Schiller, Crommelynck Pirandello ou encore Tchékhov. Mais son activité principale concerne les dramaturgies contemporaines d’Europe et d’ailleurs. Il a ainsi créé des textes de Gustave Akakpo, Biljana Sbrjanovic, Peter Handke, Paul Emond, Tariq Ali, Noah Haidle, Falk Richter, ou encore Anja Hilling.  Avec Silvia Berutti-Ronelt il traduit entre autres ses pièces, ainsi que celles de Peter Turrini.

Il travaille en ce moment à la création de « Un grand amour » de Nicole Malinconi et de « Etrangers » de Joshua Sobol. Il a dirigé deux des théâtres français les plus représentatifs de la décentralisation dramatique, le théâtre du peuple de Bussang et la Comédie de Saint-Etienne. Son spectacle « Moi Pirandello » sera repris de janvier à mars 2017 à Bruxelles au Théâtre Le Public

Distribution

Avec Patricia Ide et Itsik Elbaz.

Dans le cadre de la rencontre professionnelle, quatre rôles masculins sont ouverts aux membres du Centre des Arts scéniques:

  • Finney;
  • Joey (à 18 ans);
  • Monsieur Bleu
  • Sammy, fils de Charlie

Note d'intention

Il était une fois l’Amérique… (à propos de « Conversations avec mon père »)
Il semble que Herb Gardner y raconte sa propre histoire familiale et sa relation particulière avec son père. Ce qui explique la forme particulière de la pièce : le protagoniste (le fils) raconte divers épisodes de son enfance et de sa jeunesse pendant que le reste de la famille la joue (et il n’a bien sûr aucun contact avec son père). La technique de passage des récits aux scènes proprement dites est réjouissante et cocasse, la blague juive devient ici saga…
L’autre technique dramatique particulière à « Conversations avec mon père », est le recours aux flash-back, en fonction des nécessités du récit du fils. Le même décor de bar-restaurant minable est censé changer d’époque à vue d’œil, depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à la guerre du Vietnam. Ces allers retours temporels inspirés du cinéma ne manquent pas de poser quelques difficultés au metteur-en-scène, au scénographe et à la costumière, mais cela fait partie intégrante du challenge à monter ce succès inclassable et pittoresque du théâtre américain.
Saga familiale donc, en incluant dans le cercle les habitués du restaurant formant un petit groupe d’émigrants juifs encore mal intégrés au « modern way of life » : le patron du bistrot et père de famille est soucieux de faire oublier le plus vite possible ses origines ashkénazes en se fondant dans le moule yankee. Oui, seulement il a une femme respectueuse des traditions yiddish, ainsi que deux fils dont il voudrait faire de bons petits américains et avec lesquels il ne cesse d’être en crise d’autorité.
Pas facile de maîtriser la situation tout en renouvelant la clientèle, avec une femme qui ne sait cuisiner autre chose que quelques plats d’Europe centrale, d’autant que les fils sont aux prises avec des difficultés d’immigration et doivent faire face à des vexations racistes. Tout cela en passant de l’enfance, puis à l’adolescence et enfin à l’âge adulte, les trois temps de la pièce qui se mélangent allègrement dans le temps de la représentation…
« Conversations avec mon père », c’est enfin le chant de l’exil, avec tous ses couplets de l’intégration durement menée et finalement loupée. On y rit beaucoup, on y pleure aussi, mais ce sont les disputes qui font la part belle de ces Conversations. S’y mêlent au yiddish le « slang » new-yorkais, on y chante et on y danse aussi, emporté par la vitalité impressionnante et insurpassable du père, Itzhak Eddie Goldberg Ross, un personnage aux dimensions shakespeariennes. Le spectacle que je mettrai en scène sera joué par la fine fleur des comédiens de la Belgique francophone, toutes générations mêlées. Il sera produit par le Théâtre de Liège qui s’engagera dans l’aventure avec le Théâtre Le Public, le Théâtre de Namur et l’Atelier Jean Vilar de Louvain-la-Neuve.
Jean-Claude Berutti

°°° FINNEY. On est le 4 juillet, jour de cette saloperie de fête nationale ! 4 juillet 1776 ! Voilà ce qui ne va pas ! Tous les métèques de New-York vont parier sur le 7-7-6, tous, les Ritals, les Youtres, les Chleuhs, les Chinetoques, tous ! °°°

Préparation de la rencontre

Jean-Claude Berutti vous demande de préparer:

  • « Jubilé » de George Tabori: les scènes 4 et 5, entre Lotte (qui peut être joué par un homme) et le couple que forment Otto et Helmut. Nous mettrons le texte à votre disposition lors de l’envoi de la lettre de confirmation (qui sera envoyée après la date limite d’inscription à la rencontre).

ET

  • « Conversations avec mon père« , de la page 32 à la fin de l’acte, dont la scène de « combat » à laquelle tous les participants doivent se confronter. La demande pourra être adaptée en fonction du nombre de participants.

Les textes sont protégés par un mot de passe qui vous a été communiqué dans le mail introductif.

Pour chacune des scènes ci-dessus il vous est demandé:

  • Préparer une proposition de maximum dix minutes par personne
  • Connaître suffisament le reste du texte pour être capable de le travailler au plateau texte en main

Les comédiens envisageant le rôle de Joey doivent pouvoir interpréter un « grand ado », pour les trois autres rôles, le metteur en scène recherche plutôt des physiques bizarres, casseurs, mafieux, sales garçons… Toutes propositions de gouapes bienvenues…

°°° EDDIE. [...] Je vais te dire la vérité. Quand vous êtes entrés, je me suis dit : Celui-là... (le montrant) ne fait pas partie de l'Armée du Salut, et ton ami, là, monsieur Mac-Bleu, j'ai tout de suite vu que ce qui déformait la poche de sa veste, c'était pas la Bible... °°°

Conditions de participation

1. Être inscrit(e) au Centre des Arts scéniques, promotions  ’14, ’15, ’16
2. Être libre aux dates de travail (répétitions et représentations)
3. Être libre toute la durée du stage et arriver à l’heure
4. Nous avoir transmis votre CV (format pdf) et une photo actualisés (format jpg) au plus tard lors de votre inscription, si cela n’a pas déjà été fait
5. Respecter la date de clôture des inscriptions

°°° SAMMY. (descendant quatre à quatre, portant deux cartons). Papa, papa, tu sais quoi ?Si on gardait ce bistrot comme ça sans rien changer, hein ? On trouve un gérant, moi, je viens aider en fin de semaine, l'été je pourrais même... °°°