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Petrouchka / L’Oiseau de feu

José Besprosvany

En bref

Spectacle entièrement chorégraphique, basé sur les deux oeuvres de Stravinsky

En résumé

« Petrouchka » et « L’Oiseau de feu » sont deux œuvres qui ont révélé le jeune Igor Stravinsky au monde, avant qu’il ne fasse scandale avec son mythique « Sacre du Printemps ». Les deux musiques ont été composées pour être présentées sur scène avec de la danse, et sont à la fois héritières du ballet classique, qui s’est fortement développé en Russie à la fin du XIXème siècle, et de la musique post-romantique russe qui s’intéresse aux traditions populaires. C’est pour cela que deux contes russes en sont leur source d’inspiration.

En pratique

Un rôle masculin (voir description du rôle sous « distribution) ouvert dans le cadre de la rencontre professionnelle.
Rencontre professionnelle du mardi 22 au jeudi 24 mai 2018. Date limite d’inscription: mardi 08 mai.
Répétitions: du 17 septembre 2018 au 14 novembre 2018 à Bruxelles ou Charleroi
Représentations: du 15 novembre au 15 décembre 2018 au Théâtre Royal du Parc (Bruxelles), puis reprise du 5 au 13 février 2019 à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve
Une production de la Compagnie José Besprosvany/IDEA asbl, en coproduction avec le Théâtre Royal du Parc, l’Atelier Théâtre Jean Vilar et Charleroi Danse.

A propos de José Besprosvany

José Besprosvany, chorégraphe et metteur en scène, est né en 1959 au Mexique. Il réside en Belgique depuis plus de trente-cinq ans et a obtenu la nationalité belge en 2001. Il fait partie des rénovateurs de la danse contemporaine belge-francophone depuis le début des années 80 avec notamment la Cie Mossoux-Bonté, Pierre Droulers, Michèle Noiret ou encore Michèle-Anne de Mey.
Il suit des cours de théâtre (mime, mouvement, jeu d’acteur, masque) à l’École Jacques Lecoq (Paris). Durant sa formation à l’École Mudra dirigée par Maurice Béjart, José Besprosvany rencontre le musicien et pédagogue Fernand Schirren. Celui-ci, lui apprend l’importance de la respiration et de la pulsation du cœur à la base de chaque geste exécuté, de chaque mot prononcé, leur rencontre sur et dans le corps et leur temporisation, donnant naissance au rythme. Ensuite, durant deux ans, il fait partie du Ballet du XXème siècle de Maurice Béjart.
En 1986, il fonde sa propre compagnie, toujours à la recherche d’autres modes d’expression, José Besprosvany compte à son répertoire des œuvres aussi fortes que différentes. Ses premières œuvres, plutôt minimalistes, sont « Momentum » (1984), « Evento » (1986) et « Tempéraments » (1988). Son travail se poursuit par une série de pièces interrogeant le rapport entre les langages classique et contemporain avec « Von Heute auf Morgen » (1989), « Apollon la Nuit » (1990) et « Retours » (1992). Il entame ensuite une réflexion sur les rapports entre le récit et la danse, avec « Cuarteto » (1993), construit sur un texte de Marguerite Duras, suivie de « Hombre Alado » (1995) et de « Lara » (1996), chorégraphie basée sur le texte anonyme d’une épopée espagnole du XVème siècle. Ces spectacles ont étés programmés dans les hauts lieux de la danse contemporaine. En 1992, il crée aussi les chorégraphies des opéras « Dido and Aeneas » de Henry Purcell et « Medeamaterial » de Pascal Dusapin présentés au Théâtre Royal de la Monnaie.
A la fin des années 90, José Besprosvany remet son travail en question, le trouvant trop conforme à une certaine standardisation et l’aborde sous un autre angle. En 1999, il présente alors, à côté de pièces de Maguy Marin et de William Forsythe, « Dos y Dos » (1999), une étonnante rencontre entre la danse et le flamenco jouée « live ». Toujours en 1999, il crée la comédie musicale « Belle à mourir » d’après une légende kurde de Mamé Alan adaptée par Thomas Gunzig. Plus tard, « Triptico » (2002) et « 9 » (2005) marquent un intérêt accru pour les arts de la scène non-occidentaux en interrogeant les rapports Nord-Sud.
Ces dernières années, l’art de la marionnette est également devenu une composante importante dans son travail. « La Princesse de Babylone » (2003), conte de Voltaire porté à la scène dans un empire imaginaire est raconté et chanté par des comédiens, des danseurs, des musiciens et un conteur. « A propos de Butterfly » (2004), « La Belle au bois de Dandaka » (2007) et « Prométhée enchaîné » (2010) poursuivent cette recherche. En 2011, « Dobles » a repris le concept de Récitations (2009) pour l’approfondir et en faire un duo subtil et technique pour corps et voix.
Il a créé en 2013 « Œdipe », une adaptation d’Olivier Kemeid d’après Sophocle, qualifiée par la presse d’un « tableau complexe », mêlant tous les arts (de la parole à la musique, de la vidéo au mouvement chorégraphié), en une peinture sonore et visuelle raffinée et émouvante : le « puzzle » de José Besprosvany sur le pouvoir et l’identité est une de ses plus belles œuvres, depuis longtemps. (Christian Jade, RTBF, 15 janvier 2013)
En 2015 il crée « Espejo », une pièce pour deux danseurs et, en 2017, José Besprosvany réussit la rencontre entre le chœur antique et la danse contemporaine dans « Antigone » de Sophocle au Théâtre Royal du Parc, à Bruxelles, et à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve.
Parallèlement à la danse, José Besprosvany s’intéresse aussi au théâtre et au cinéma. Il met en scène « Elles » (1996) de Nicole Malinconi, « Les Indifférents » d’Odilon-Jean Perier (1996), « L’Invisible » de Philippe Blasband ainsi que « Prométhée Enchaîné » d’Eschyle adaptation de Henry Bauchau (1998). Il réalise la vidéo-danse « Andrès » (1992) et le court-métrage « Le Dessin » (2004), présentés dans plusieurs festivals internationaux.
Parmi ses nombreux prix et distinctions, on peut citer Il Coreografo Electronico (Italie) et le Bert Leysen Prijs (Belgique) ainsi que l’attention du jury du Danscreen (Allemagne) pour la vidéo-danse « Andrès » (1993), le prix du meilleur spectacle de l’année en Communauté française (Belgique) pour « La Princesse de Babylone » (2004) ; les prix du public et des nouvelles formes au Festival Rainbow (Russie) pour « A propos de Butterfly » (2007).

 

José Besprosvany

Distribution

Information sur le rôle
Le personnage d’Oblomov s’inspire du roman éponyme de Ivan Gontcharov.
Ilitch Oblomov, un propriétaire terrien habitant Saint-Pétersbourg, cultive comme son bien le plus précieux un penchant naturel à la paresse. D’une aboulie chronique et d’une indécrottable apathie, ce personnage, hanté par la nostalgie d’une enfance heureuse et insouciante, passe ses jours à s’incruster dans son meuble favori, un divan. Même l’amour d’Olga se révèle en définitive insuffisant pour vaincre sa force d’inertie. Oblomov terminera ses jours dans la voie qu’il a choisie : faire corps avec son bien-aimé divan.
Le héros est un mythe littéraire russe, aussi présent que Faust ou Don Juan. Oblomov, aristocrate oisif, est dans la culture russe le prototype de l’homme paresseux et médiocre, qui a renoncé à ses ambitions pour une léthargie rêveuse, qu’il vit pourtant comme un drame. Le héros du roman de Gontcharov est un aristocrate qui semble incapable de prendre des décisions ou d’effectuer la moindre action importante. Il ne quitte que rarement sa chambre ou son lit.
Considéré comme une satire de la noblesse russe du XIXe siècle, ce roman connut un grand succès en Russie et fait partie de la culture russe. « Oblomov » est dans la langue russe un mot qui désigne une personne inactive, ne parvenant pas à trouver le bonheur. Le nom d’Oblomov provient lui-même du mot russe облом (oblom) « cassure, brisure » : Oblomov est un homme dont le ressort intérieur est cassé.

Note d'intention

Les musiques de Stravinsky ont traversé les époques et leur construction narrative sont d’une telle richesse que chaque époque peut les réinterpréter.
Mon travail scénique s’est toujours basé sur la rencontre entre la danse et la narration, le geste et le texte. Je pense que danse et théâtre ne sont pas des disciplines si éloignées que certains  le pensent, mais plutôt des formes d’expression qui se connectent et se contaminent sans cesse.
Monter aujourd’hui ces deux œuvres avec une narration cohérente, loin des pratiques du théâtre post-dramatique qui utilise des récits fragmentés ou déconstruits, voilà le challenge que je désire relever.
C’est pour cela qu’avec Laurent Brandenbourger, nous avons inventé deux histoires intrinsèquement en accord avec la musique, nous contraignant à ne jamais employer du texte récité sur la scène. Ces récits seront interprétés par des danseurs et des circassiens, employant parfois des techniques surprenantes, représentant tantôt une marionnette humaine, tantôt un homme-oiseau qui vole, et conférant au spectacle un aspect féerique et magique saisissants.
« Petrouchka » traite plutôt de manipulation, physique et mentale, thèmes qui m’ont toujours fasciné et ont été à la base de quelques-uns de mes spectacles. Ici, comme dans un film muet, 4 personnages sont acteurs d’une intrigue ludique dans laquelle, tour à tour, chacun essaie d’en tirer les ficelles.
« L’Oiseau de feu » explore les mondes de l’inconscient et du désir, parfois réprimé, du dépassement de soi, et aussi de renaissance. Si l’homme peut enseigner à voler à un autre, sans que lui même en soit capable, c’est sans doute parce qu’inconsciemment, il a peur d’être confronté à cette dangereuse liberté.

°°° L’intention est de confronter chacune des deux oeuvres musicales à une nouvelle narration, qui à la fois suit la musique et invente deux nouveaux univers scéniques. - José Besprosvany °°°

Préparation de la rencontre

Il est demandé de préparer une scène sans paroles de la vie d’Oblomov. Cette scène doit faire référence au cinéma muet, sans pour autant exagérer le jeu théâtral de manière expressionniste. Une attention particulière doit être portée au fait que ce personnage est situé dans un registre comique et décalé. Elle doit être accompagnée par de la musique au piano, par exemple la version de Petrouchka pour deux pianos de Stravinsky qui sera employée dans le spectacle, mais ça peut en être une autre. Chaque candidat devra envoyer sa musique sous format MP3 avant le jeudi 17 mai sur valentin.dhaenens@arts-sceniques.be.

°°° L’intention est de créer une soirée à fort impact visuel, confrontant la danse à un scénario narratif écrit, mais sans paroles. D’autres disciplines s’ajouteront à cette création, comme le nouveau cirque, mais aussi des références au cinéma muet du début du XXème siècle. °°°

Conditions de participation

1. Être inscrit(e) au Centre des Arts scéniques, promotions   ’15, ’16, ’17
2. Être libre aux dates de travail (répétitions et représentations)
3. Être libre toute la durée du stage et arriver à l’heure
4. Nous avoir transmis votre CV (format pdf) et une photo actualisés (format jpg) au plus tard lors de votre inscription, si cela n’a pas déjà été fait
5. Respecter la date de clôture des inscriptions

°°° Ici, une technique de câblage scénique sophistiquée est utilisée afin que le danseuracrobate devienne une marionnette humaine. Ses mouvements évoquent ceux d’une marionnette à fil, telle une poupée pouvant être soulevée, déplacée par une force extérieure à elle. °°°