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L’Imprésario de Smyrne

Laurent Pelly

Brigitte Enguerand

En bref

Un hôtel, à Venise, aux lendemains du carnaval. Le brouillard fume sur la lagune…

L'histoire

Un hôtel, à Venise aux lendemains du carnaval. Le brouillard fume sur la lagune.

Lucrezia, jeune chanteuse florentine « qui ne connaît pas grand-chose à la musique » – c’est elle qui le dit – est arrivée la veille pour trouver du travail.

Carluccio le castrat cherche un nouveau contrat. Pour lui aussi l’argent manque.

On apprend qu’un Turc-marchand a été convaincu par ses amis de ramener à Istanbul le mieux de ce qui se fait sur la scène vénitienne et qu’il n’y connaît rien.

Qui sera engagé ?

Madame Tognina, soprano d’expérience est chez elle avec le ténor, son amant. La compagnie les retrouve. Il y a un poète accommodant, une petite chanteuse bolognaise, l’impresario, l’agent. La Florentine et le castrat les rejoignent. Ils sont tous à fond pour le projet turc. Chaude ambiance. Qui sera la prima donna ?

Le Turc méprise les castrats. Ce sont gens de sérail. Lui, il aime les filles et la musique gaie. Les artistes défilent entre exigences démentes et fausses modesties. Qui sera la Prima donna ?

Au moment de signer les contrats, les artistes s’écharpent, les salaires augmentent. On prévoit de partir a soixante-dix, en Turquie.

Dans la lumière froide du matin du grand départ pour l’Orient, les filles sont venues avec leur mère ou leur chien. Le castrat est botté et joue de la cravache…

On attend le Turc qui ne vient pas, il s’est embarqué à la première heure. Il a laissé de l’argent en dédit. La troupe l’utilisera pour autoproduire son prochain spectacle.

En pratique

Deux rôles masculins sont ouverts aux artistes du Centre des Arts scéniques :

  • Un interprète garçon pour jouer le rôle de Carlucio
  • Un interprète garçon pour partager les rôles de Macario, Nibio, Beltrame, Fabrizio (avec Eddy Letexier et Thomas Condemine pour en faire une sorte de trio).

Une bonne connaissance musicale est indispensable une bonne maitrise du chant est un plus.

DATES DE LA RENCONTRE (09h30-18h)

– du 15 au 17 novembre 2022 au KJbi, Rue Kessels 18 – 1030 Schaerbeek.

Premier tour : passages des candidats sur base des présentations de scène. Une première sélection sera faite à l’issue de cette journée.

Deuxième et Troisième jour : exercices au plateau.

DATES DE RÉPÉTITIONS (présence obligatoire)

Du 24/07/23 au 26/08/23 à Vitry-les-Cluny (France)
Du 1/09/23 au 11/09/23 à Louvain-la-Neuve
Les 26/12/23 et 27/12/23 à Liège + Le 17/01/23 à Bruxelles

+ Demande de disponibilités le mois d’Octobre 2023

DATES DE REPRÉSENTATIONS

Du 12/09/23 au 23/09/23 à Louvain-la-Neuve (Vilar)
Du 28/12/23 au 31/12/23 à Liège
Du 18/01/24 au 17/02/24 à Bruxelles (Parc)

A propos de Laurent Pelly

Laurent Pelly a créé, avec sa compagnie Le Pélican, plusieurs spectacles au Théâtre national de Chaillot. En 1994, il devient metteur en scène associé du CDNA-Grenoble avant d’en prendre la direction en 1997.
En janvier 2008, il est nommé codirecteur, avec Agathe Mélinand, du Théâtre national de Toulouse. Il y crée notamment Le Menteur de Goldoni et L’Oiseau vert de Carlo Gozi.
Depuis 2000, il met en scène de nombreuses œuvres lyriques en France et à l’étranger.
Laurent Pelly a reçu le prix de la mise en scène de la SACD en 2009, il est lauréat du prix Georges Lerminier du Syndicat de la critique pour sa mise en scène de Mille francs de récompense, et il est lauréat de l’Opéra award meilleur metteur en scène de l’année 2016.
Il reçoit en 2015 le Prix du Meilleur créateur d’éléments scéniques décerné par l’association professionnelle de la critique de théâtre, musique et danse pour L’Oiseau vert.
En 2022 il reçoit le prix Plaisir du Théâtre remis par la SACD.
Ces dernières mises en scène sont Harvey de Mary Chase, Cosi fan Tutte de W.A. Mozart au Théâtre des Champs Elysées et Le songe d’une nuit d’été de Benjamin Britten à l’Opéra de Lille.

http://lesindependances.com/fr/artistes/laurent-pelly-agathe-melinand

Laurent Pelly

Distribution

Le spectacle comprendra 8 interprètes et 3 musiciens au plateau.

Mise en scène et scénographie : Laurent Pelly

Avec : Nathalie Dessay (actrice et chanteuse lyrique), Eddy Letexier (acteur), Jan Katell (actrice), Thomas Condemine (acteur), Julie Mossay (actrice et chanteuse lyrique), Olivier Fortin (musicien), etc.

C’est une production franco-belge d’envergure qui sera créée à Louvain-La-Neuve pour se jouer ensuite à Liège puis Bruxelles avant d’aller en France.

Une coproduction Le Vilar, Les Indépendances, Théâtre Royal du Parc, Théâtre de Liège et DC&J Création. Avec le soutien du Centre des Arts scéniques, du Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge et d’Inver Tax Shelter.

Note d'intention

par Emmanuel Dekoninck

J’ai la chance d’avoir collaboré avec Laurent Pelly sur la création L’opéra de quat’sous à la Comédie-Française en 2011. J’ai continué à suivre le travail de Laurent qui s’épanouissait à l’opéra.
Laurent est un metteur en scène qui prend pleinement part à la dimension esthétique de ses spectacles, il dessine les costumes, s’implique dans la conception de la scénographie, il élabore et construit des univers visuels forts en relation avec sa dramaturgie. Il est très exigeant et ses spectacles sont tirés au cordeau. C’est aussi quelqu’un pour qui l’humain a une place centrale, l’ambiance en salle de répétition est bienveillante et détendue. Sa direction d’actrices et d’acteurs est accompagnante et collaborative, utilisant pleinement la personnalité et la sensibilité de ses interprètes. Ses spectacles sont généreux et hauts en couleur. L’impresario de Smyrne sera son deuxième Goldoni (après Le menteur). Il y mêlera ses deux passions, le théâtre et l’opéra. Il veut en faire un spectacle burlesque et musical, il veut y révéler la face pathétique et touchante de ces stars de pacotille. Il veut aussi embarquer dans ce projet des artistes confirmé·es (Nathalie Dessay, Eddy Letexier, etc..) et des jeunes sortant·es des écoles les faisant collaborer sur le même pied dans un esprit de compagnie.
La majeure partie des répétitions se feront chez lui, dans sa salle de répétition à Vitry-lès-Cluny.

Préparation de la rencontre

TRAVAIL A PRÉPARER EN VUE DE LA RENCONTRE PROFESSIONNELLE

  • Proposer une scène d’un Goldoni, ce ne doit pas être forcément dans L’Impresario de Smyrne. L’extrait doit faire 3 minutes maximum.
  • Préparer un chant (ce ne doit pas être forcément une chanson, ce peut même être des vocalises, par exemple)

Le texte de la pièce est disponible ici. Le mot de passe vous a été communiqué dans le mail d’annonce de la rencontre.

Conditions de participation

1. Être inscrit·e au Centre des Arts scéniques, promotions ’19, ’20, 21′ et avoir publié votre profil

2. Être libre aux dates de travail (rencontre, répétitions et représentations)

3. Arriver à l’heure

4. Avoir lu et accepté de respecter le règlement des rencontres professionnelles

5. Respecter la date de clôture des inscriptions

A propos de l'auteur·ice

Si on sait que Carlo Goldoni abandonna la carrière d’avocat par furie du théâtre on sait moins qu’il écrivit des livrets d’opéra pendant toute sa vie. Intermèdes, opéras buffa ou seria, cantates, sérénades et drammi giocosi… Il collabora notamment avec Antonio Vivaldi, Giuseppe Scarlatti, Joseph Haydn et surtout, pour dix-sept opéras avec le vénitien Baldassare Galuppi que l’époque estimait plus que Vivaldi. Ses livrets se jouaient partout, Modène, Moscou Londres, Prague… ils lui rapportaient plus que ses pièces, il ne les signait pas toujours.
Goldoni, le réformateur de la comédie italienne, l’auteur attitré du Théâtre Sant’Angelo puis du Théâtre San Luca, vivait de près la vie des artistes. Métathéâtre, mises en abime… il moquera souvent leurs manies, défauts, trucs, et séductions. Le théâtre comique met en scène les répétitions des masques de la Commedia dell’arte (1750). Il Molière, montre l’illustre théâtre en crise entre interdiction du Tartuffe, et problèmes amoureux du patron. (1751). L’école de danse est un vivier misérable, capricieux et sans cesse renouvelé de jeunes prostituées (1759). Dans Torquato Tasso, le Tasse est hypocondriaque et déprimé (1755). La belle vérité, une des dernières pièces de la période vénitienne du dramaturge, met en abyme et en opéra le martyre du librettiste (1762). L’impresario de Smyrne, enfin, (1759) d’abord livret d’opéra, puis pièce en vers martéliens puis pièce en prose pour l’édition, agrège les angoisses, désirs, fantasmes d’un groupe d’artistes, d’impresarios et d’agents vénitiens. Un petit monde vaniteux et aux abois, surexcité par une invitation à se produire en Turquie…

Lieu de la rencontre

Rue Kessels 18 - 1030 Schaerbeek
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