Logo

Rencontre professionnelle pour Dylan et le fantôme

En bref

Une salle de classe. Une journée ordinaire. Un homme surgit au milieu des tables, des chaises et des cahiers. Il était élève ici, il y a quinze ans. La lumière est la même, l’odeur est familière, les mêmes scènes semblent se rejouer encore et encore – et pourtant tout vacille. Très vite, un nom refait surface : Dylan. Ami, rival, présence insaisissable. À travers lui, c’est tout un passé qui ressurgit, fait d’attachement, de trouble, de silences et de violence. Dans ce monologue d’une grande intensité, Thomas Flahaut explore les fragilités de l’adolescence et les blessures laissées par le harcèlement, l’homophobie et le poids du silence Ce qui n’a pas été dit hier continue de résonner aujourd’hui.

Conçu dans une démarche de proximité avec les jeunes, le spectacle s’invite au cœur même de la salle de classe. Un texte nécessaire, qui interroge ce qui nous construit – et ce qui, parfois, nous hante durablement. Ce projet est spécifiquement conçu pour être accueilli dans les établissements scolaires. Un dispositif d’accompagnement est proposé à l’issue de chaque représentation afin d’ouvrir la discussion avec les élèves.

En pratique

! CHANGEMENT DE DATE DE LA RENCONTRE PROFESSIONNELLE !

RENCONTRE : du 6 au 8 octobre, de 10h à 17h à LaVallée

(annulation de la période du 22 au 24 septembre au Théâtre de Liège)

 

Répétitions (4 semaines de 6 jours au total)

Thionville : 2 semaines entre le 30 novembre et le 19 décembre 2026.

Liège : Du 4 au 16 janvier 2027.

 

Exploitation (dans les classes)

Disponibilité totale demandée sur les périodes suivantes :

Du 18 janvier au 19 février 2027

Du 8 mars au 2 avril 2027

 

Rythme de jeu

Maximum : 9 représentations par semaine.

Quotidien : 2 représentations par jour (généralement à 10h30 et 13h30).

Distribution

Texte : Thomas Flahaut
Co-création : Théâtre de Liège et Le NEST – CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est
Coproduction : Centre des Arts Scéniques

Mise en scène : 1 metteur·euse en scène du Centre des Arts scéniques

Jeu :

1 acteur issu Centre des Arts scéniques

1 acteur issu du réseau Français (à confirmer)

Il est possible que l’acteur retenu assure les représentations en France également.

 

Note d'intention

Un théâtre de l’urgence et de la proximité

Produire Dylan et le fantôme au Théâtre de Liège, c’est avant tout faire le choix d’un théâtre de l’urgence, qui refuse la distance de la scène traditionnelle pour s’inviter là où se nouent les trajectoires de la jeunesse : au cœur même de la salle de classe.

Le pitch de la pièce porte en lui une puissance dramatique immédiate. Un homme franchit le seuil d’une classe, quinze ans après l’avoir quittée. Dans ce lieu inchangé où les odeurs et les lumières réactivent la mémoire, le passé vacille et un nom resurgit : Dylan. À travers ce monologue d’une intensité rare écrit par Thomas Flahaut, nous plongeons dans les zones d’ombre de l’adolescence, là où le harcèlement, l’homophobie ordinaire et le poids des non-dits s’ancrent durablement dans les chairs et les esprits.

En tant que producteur, notre responsabilité est de porter des récits nécessaires qui interrogent la construction de l’individu. Ce texte ne se contente pas de raconter l’adolescence ; il ausculte les traces invisibles qu’elle laisse en nous. Ce qui n’a pas été dit hier continue de résonner aujourd’hui, et c’est cette résonance que nous voulons faire entendre.

Le choix d’un dispositif immersif et radical

La force de ce projet réside dans sa radicalité scénographique. En transformant un espace quotidien et familier – la salle de classe – en un lieu de fiction et de mémoire, le spectacle brise le quatrième mur de manière organique. Les élèves ne sont plus de simples spectateurs passifs : ils partagent le même espace, le même air et la même lumière que le personnage.

Ce choix de production répond à un désir profond de démocratisation culturelle et d’accessibilité. Il s’agit d’aller à la rencontre des adolescents sur leur propre terrain, de bousculer leur quotidien par l’irruption du théâtre, et de transformer un lieu d’apprentissage en un espace de catharsis collective. La brièveté et la densité du texte renforcent cette volonté d’impact direct et sensible.

Pourquoi aujourd’hui ? Les enjeux sociétaux du projet

Porter ce projet aujourd’hui est une nécessité absolue. Le texte de Thomas Flahaut aborde avec une justesse percutante des problématiques contemporaines cruciales :

  • Les violences scolaires et les dynamiques de groupe : La pièce démonte les mécanismes de l’invisibilisation du harcèlement, l’effet de meute et la culpabilité de ceux qui regardent sans agir.
  • La déconstruction des masculinités : À travers la figure de Dylan – à la fois ami, rival et obsession -, le texte interroge les modèles de virilité imposés aux jeunes garçons, la peur du rejet et la difficulté pathologique à exprimer ses vulnérabilités.
  • L’homophobie ordinaire : Le spectacle met en lumière ces violences du quotidien, souvent banalisées sous forme de « blagues » ou de silences complices, qui s’avèrent pourtant dévastatrices.

La « figure du fantôme » devient alors une métaphore universelle de nos traumatismes enfouis. Dylan est la trace persistante d’une blessure qui refuse de cicatriser, rappelant aux adultes de demain que les actes et les mots de l’adolescence façonnent durablement l’identité.

Un projet citoyen et un outil de dialogue

On ne peut pas proposer une œuvre d’une telle acuité sans ouvrir un espace de parole thérapeutique. C’est pourquoi la production de Dylan et le fantôme a été pensée dès son origine comme un projet global, indissociable de son action culturelle.

Chaque représentation au sein des établissements scolaires sera immédiatement suivie d’un dispositif d’accompagnement et de médiation. Notre objectif n’est pas de moraliser, mais d’offrir une soupape de sécurité, un moment d’échange libérateur où les élèves pourront verbaliser leurs propres ressentis, questionner les rapports de force et briser, à leur tour, le poids du silence.

En produisant Dylan et le fantôme, le Théâtre de Liège réaffirme sa mission de service public : faire du théâtre un miroir de la société, un vecteur d’empathie et un espace de débat citoyen indispensable pour la jeunesse.

Préparation de la rencontre

PROFILS :

  • le rôle est masculin
  • pas de spécification de genre pour le·la metteur·euse en scène
  • sensibilité / expérience avec le public adolescent

CANDIDATURE :

Vous pouvez postuler au rôle et/ou pour la mise en scène

Vous devez d’abord lire le texte de la pièce qui vous est transmis par mail.

JEU : envoyer votre CV et une vidéo (YouTube/Drive sans restriction de visionnement) d’un extrait d’une minute de la pièce. Vous avez la possibilité d’avoir le texte en main.

MISE EN SCENE : envoyer votre CV, une lettre de motivation et une note d’intention dramaturgique de la pièce.

Votre candidature doit être transmise complète à rencontres@arts-sceniques.be d’ici le 23 septembre 23:59.

 

 

Conditions de participation

1. Être inscrit·e au Centre des Arts scéniques, promotions ’23, ’24 ou ’25 et avoir publié votre profil

2. Être libre aux dates de la rencontre.

3. Avoir lu et accepté de respecter le règlement des rencontres professionnelles

4. Avoir sa résidence fiscale en Belgique (pour cause de Tax Shelter)

5. Respecter la date de clôture des inscriptions le 23 septembre 23:59

A propos de l'auteur·ice

Né en 1991 à Montbéliard, THOMAS FLAHAUT a fait des études en Arts du spectacle à Paris puis Strasbourg. Il s’installe ensuite en Suisse et suit un cursus en écriture à l’Institut littéraire suisse de Bienne où l’une de ses professeures l’encourage à envoyer aux éditeurs le manuscrit de son premier roman, Ostwald, qui sera publié en 2017. Suivront Les Nuits d’été en 2020 et Camille s’en va en 2024. Il développe une écriture attentive aux fragilités contemporaines, aux territoires périphériques, à la jeunesse et aux rapports de domination sociale. Il écrit également de la poésie et des formes scéniques mêlant texte et musique.

Dylan et le fantôme, sa première pièce de théâtre, il fait une entrée remarquée dans l’écriture dramatique contemporaine et reçoit le Grand Prix de littérature dramatique jeunesse 2025.